Bien choisir
Ce qu'il faut savoir : Comptable à Bruxelles : experts-comptables, bureaux et cabinets
Une compétence régionale qui pèse
Depuis les dernières réformes de l'État, une part importante de ce qui touche l'entreprise est régionalisé : les aides à l'embauche passent par Actiris et non par le VDAB ou le Forem, les primes à l'investissement relèvent de la Région, et les droits d'enregistrement sur les baux commerciaux et sur l'immobilier suivent des barèmes bruxellois. À cela s'ajoutent des taxes communales que les dix-neuf communes fixent chacune de leur côté (sur les surfaces de bureau, sur l'affichage, sur les établissements) et qu'aucun outil national ne calcule automatiquement.
Un tissu économique atypique
La capitale concentre trois clientèles que l'on trouve rarement ensemble ailleurs. Le secteur associatif d'abord : la densité d'ASBL, de fédérations et de représentations d'intérêts y est la plus élevée du pays, portée par la présence des institutions européennes, avec les questions de TVA mixte et de subsides que cela entraîne. Les services et le conseil ensuite, largement composés de sociétés unipersonnelles et de consultants indépendants. L'horeca et le commerce enfin, dont la saisonnalité et la marge tendue font un terrain où l'erreur de trésorerie se paie vite.
La question de la langue est réelle
Bruxelles est officiellement bilingue français-néerlandais, et l'administration fiscale accepte les deux langues, mais une société doit s'en tenir à celle de son siège d'exploitation pour ses actes et ses comptes annuels. S'y ajoute une population d'entrepreneurs internationaux qui ne parle ni l'une ni l'autre. Un cabinet bruxellois travaille donc souvent en trois langues, et c'est un critère de choix plus important ici qu'ailleurs : la déclaration se dépose dans une langue, mais l'explication doit se donner dans celle du dirigeant.
Beaucoup de structures très petites
La proportion de sociétés unipersonnelles et d'indépendants complémentaires y est élevée, ce qui déplace le travail comptable : moins de volume par dossier, mais davantage de questions de statut, quand passer en société, comment se rémunérer entre salaire et dividende, à partir de quand une activité complémentaire devient une activité principale. Ce sont des arbitrages qui se décident sur des projections, et le moment de les poser est le premier entretien, pas la clôture.
Ce que la liste ci-dessous recense
Elle réunit les bureaux dont l'adresse d'établissement se situe dans les dix-neuf communes, tous titres confondus : experts-comptables, conseillers fiscaux, comptables-fiscalistes. Le titre importe, parce qu'il détermine ce que le professionnel peut légalement accomplir, et il se vérifie en moins d'une minute au registre public de l'ITAA.